Le ministre du Budget Gérald Darmanin a annoncé lundi 22 juillet une baisse de 5 € des APL. Ce dispositif est souvent une condition quasi indispensable pour pouvoir louer un appartement pour les 2,6 millions de bénéficiaires.

La suppression des APL aggrave les inégalités sociales, pénalise les jeunes les plus défavorisés et dont les parents ne possèdent pas de logement à proximité des établissements scolaires.

Le gouvernement en mettant en place cette baisse, qui, si elle reste faible, montre qu’il n’a que peu conscience de la situation financière de nombreux étudiants et lycéens souffrant de la précarité, allant jusqu’à se priver de repas ou se retrouver sans logement dans les cas les plus extrêmes. De plus, cette annonce intervient très tardivement, alors que la plupart des étudiants et futurs étudiants ont entrepris et parfois fini leurs démarches pour trouver un logement à la rentrée.

Si cette baisse des APL devait se poursuivre, de nouveaux étudiants et lycéens devraient s‘ajouter à ceux déjà nombreux travaillant pour financer leurs études. Rappelons que les étudiants devant travailler pour financer leurs études font face à un taux d’échec plus important, en plus de sacrifier leurs heures libres qui pourraient être dédiées au repos et à l’épanouissement personnel.

Paradoxalement, alors que les conditions de vie et d’études des jeunes pâtissent, le gouvernement affiche par cette action son mépris envers les plus précaires. En effet, les 3000 foyers les plus riches vont voir leurs impôts baisser de 3 milliards d’euros.

La jeunesse peut s’inquiéter de cette première baisse, qui en préfigure peut-être d’autres, le gouvernement restant flou à ce sujet. La baisse des loyers ne suivra pas immédiatement et totalement celle des APL, surtout dans les villes où la demande de logements et forte.

L’UNL-SD entend dénoncer et se mobiliser contre ces orientations budgétaires. La jeunesse ne doit pas avoir pour seul l’avenir des projets de loi précarisants et un taux de chômage de 23,7% (pour les moins de 25 ans). Une politique favorisant la réduction des inégalités doit au contraire être entreprise, sans quoi la cohésion sociale du pays sera mise à mal. Une véritable politique contre le mal-logement doit être entreprise, passant notamment par un encadrement des loyers. Les bourses doivent aussi être augmentées et bénéficier à un plus grand nombre d’étudiants, car une partie des classes moyennes qui en aurait besoin en est aujourd’hui exclue.

Si le gouvernement continue sur une orientation politique négligeant les plus démunis, il doit s’attendre à rencontrer dans la rue et dans les lycées de fortes oppositions dès la rentrée.

L’Équipe Nationale de l’UNL-SD

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