I/ Lutte contre la précarité étudiante et lycéenne

1 – L’émancipation.

– Création d’un revenu d’autonomie à partir de la seconde (équivalent à un RSA personne seule soit 545€ par bénéficiaire) à partir de la seconde (voie générale, professionnelle -en lycée- et technologique. Ce revenu permettrait aux lycéen-ne-s, étudiant-e-s et apprenti-e-s de faire face aux différents coûts d’éducation.

2 – Apprenti-es, lycées professionnels, généraux et technologiques.

– Revalorisation du salaire des lycéen-ne-s professionnel-le-s (alternance) et apprenti-e-s dans les CFA. Finir avec la rémunération en fonction de l’âge pour privilégier l’expérience pour un-e apprenti-e cela correspond à (cf. www.alternance.fr) :Passage de 25% à 50% du SMIC pour un-e apprenti-e en première année.Passage de 37,5% à 75% du SMIC pour un-e apprenti-e en deuxième année Passage de 53% à 100% du SMIC pour un-e apprenti-e en troisième année.

– Création ou changement d’un fond d’urgence et de précarité lycéenne dans TOUS les conseils régionaux (gestionnaires des lycées) pour faire face aux situations d’urgences.

3 – Carte nationale lycéenne.

– Suppression du coût du transport pour se rendre au lycée et gratuité pour les trajets quotidien.

L’autonomie des jeunes c’est aussi leur donner un droit à la mobilité. Au-delà des simples transports scolaires qui doivent être gratuits, les transports de manière générale doivent permettre aux lycéens de voyager et de se déplacer librement. Ce droit est fondamental et doit permettre à chacun de s’épanouir en s’ouvrant sur le monde sans être freiné par la contrainte financière.

– Prise en charge par l’état des voyages pédagogiques obligatoires à vocation culturelle et éducative pour les élèves les plus modestes.

– Accès facilité et totalement gratuit aux sites culturels (musées, sites archéologiques, expositions, sites UNESCO, cinémas, etc.).

Il est essentiel de garantir aux lycéen-ne-s un libre accès à la culture, pierre angulaire de la liberté au sens le plus large du terme. La démocratisation de la culture est un enjeu important pour notre république. Avoir un libre accès et gratuit à la culture c’est finalement développer ses connaissances, apprendre ce qu’il s’est passé dans notre Histoire et du monde, c’est aussi une question d’émancipation et nous permet de mieux percevoir les choses.

– Soins médicaux libres et gratuits.

Les soins médicaux doivent devenir un PRIORITÉ absolue. En effet, la république ne doit pas négliger ce droit fondamental garanti par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens (DDHC). Malheureusement, de trop nombreuses fois, les soins médicaux sont repoussés ou ne sont pas effectués pour causes budgétaires et financières, l’état doit a minima garantir l’accès à des soins médicaux décents aux enfants de la république.

– Gratuité des fournitures scolaires.

Le panier moyen pour la rentrée scolaire d’un-e lycéen-ne est de plusieurs centaines d’euros. L’allocation de rentrée scolaires ne permet pas en réalité de financer tous les coûts liés à la rentrée scolaire. Il faut donner les moyens aux lycéen-ne-s les plus modestes d’avoir des fournitures scolaires décentes.

II/ Permettre la réussite de tous

1) Recrutements

-Vingt élèves par classe pour les filières générales (L, ES, S) et technologiques (ST2S, STMG, etc.) et dix élèves par classe dans les filières professionnelles et en apprentissage.-Suspension des politiques de suppression d’emplois à l’Éducation Nationale et engagement de nouveaux professeurs.

-Augmentation du nombre d’AVS (Assistant-e de Vie Scolaire).

Il y a en effet, dans de très nombreux cas, des lycées où il y a un manque flagrant de professeurs pour faire face à l’augmentation exponentielle de lycéen-ne-s à chaque rentrée. Il est urgent de créer des nouveaux postes, afin d’alléger le travail des professeurs et pour permettre la création de nouvelles classes pour diminuer le nombre de lycéens par classe ( 10 pour les filières professionnelles et 20 pour les filières générales et technologiques) couplé à une augmentation du nombre d’AVS pour aider les personnes en situation de handicap.

2)  Un élève égal une place

-Baccalauréat, seul attendu exigé pour l’accès à l’université.Le baccalauréat, jusqu’ici diplôme national, premier grade universitaire, permettait plus ou moins (hors tirage au sort) d’un accès garanti à l’université. Nous réaffirmons que cette proposition est la seule possible pour permettre à chacun-e d’accéder à l’université.

– Ajuster le nombre de places dans les universités au nombre de demandes de la part des lycéen-ne-s.

-Suppression du numerus clausus pour les étudiants en médecine ou PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), dans les facultés de France.

Arrêt de la possibilité, de fait, de pratiquer une sélection sur dossier et bien souvent en fonction du type de bac. Les cours de médecine n’ont pas vocation à créer de la concurrence entre les étudiant-e-s mais bien de former aux métiers de la santé (pharmacie, dentaire, etc.).

3) Égalité d’accès

En fonction de la région, de la ville et des moyens, les lycées de France ne sont pas égaux, pour palier à ce problème, nous exigeons :

-Renforcement de la carte scolaire favorisant la mixité sociale dans les établissements de centre-ville et de banlieues. Arrêt de la ghettoïsation des lycées et du détournement de la carte scolaire.

-Répartition égale du nombre d’options par lycée, en finir avec les inégalités d’options. Aujourd’hui, beaucoup de lycées en France, qui disposent d’une bonne réputation, sont souvent ceux qui ont les options les plus prestigieuses (Russe, Chinois, Suédois, etc.) et sont souvent ceux également où les demandes sont les plus fortes. Pour régler ce problème, les académies devront veiller à une stricte répartition du nombre d’option dans les lycées et en créer si nécessaire. Rendre obligatoire le lycée de secteur (sauf obligation familiales ou problème de harcèlement notamment).

4) Echec Scolaire

-Le choix de l’orientation doit être fait uniquement par les lycéens eux-mêmes, pour une orientation choisie afin d’éviter les filières par défauts.

-Mise en place dans les DGH (dotation globale horaires) d’une heure par semaine pour réfléchir sur son orientation personnelle.

-Rendre la scolarité gratuite dans tous ses aspects et obligatoire jusqu’à 18 ans (ou jusqu’à l’obtention d’un diplôme -hors DNB-).

-Mise en place d’un parrainage/marrainage obligatoire par un-e professeur-e du lycée pour aider les lycéens à comprendre et rattraper les cours par matière.

Le lycée et même le collège, est un espace où l’influence de l’élève sur son orientation n’a qu’une importance relative, pour éviter le problème de l’orientation subie et anticiper un manque de motivation de l’élève, il est nécessaire que celui/celle-ci dispose de la possibilité de choisir la filière dans laquelle il s’engage pour plusieurs années. De plus, il y a un manque important de communication et des possibilités d’orientation de la part des professeurs, c’est pourquoi un cours devra être dédié en seconde et en terminale afin de réfléchir et permettre de faire des recherches sur différentes filières. La scolarité n’est obligatoire aujourd’hui que jusqu’à l’âge de 16 ans, sans conditions de diplôme. Il s’agit là d’un texte réglementaire parfaitement hypocrite, car plus de 100 000 jeunes sortent du système éducatif soit avant 16 ans, soit sans diplôme. Il est urgent de rendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans ou dès l’obtention d’un diplôme pour nous préparer à un marché du travail concurrentiel et agressif.

5) Enseignement adapté

EREA : 80 en France dont 5 pour handicapés moteurs et 3 pour les handicapés visuels.Nous demandons la construction et le développement de vingt EREA (Etablissement Régional d’Enseignement Adapté) supplémentaires dont au moins cinq pour handicapés moteurs et sept pour handicapés visuels.

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