L’UNL-SD dénonce les violences inédites de l’extrême-droite :

Depuis plusieurs semaines maintenant, de nombreuses agressions particulièrement lâches contre des étudiant-e-s mobilisé-e-s ont eu lieu. La première fois, c’était à la faculté de Montpellier par des nervis d’extrême-droite. Ces “nazillons” ont été soutenus par leur doyen, Philippe Plétel, qui depuis a démissionné suite à la pression populaire (à travers une pétition de plusieurs milliers de signatures).

Maintenant, cette violence à l’encontre de nos camarades étudiant-e-s semble s’étendre à d’autres campus (tentative de déblocage de Tolbiac) toujours par des individus appartenant aux mouvances xénophobes, réactionnaires, en somme : fascistes.

     Une autre violence, de la part des institutions :

De plus, depuis quelques jours, ce sont désormais les forces de l’ordre qui violentent nos camarades. Les gendarmes mobiles ou les CRS ont à maintes reprises eu l’autorisation de pénétrer dans les enceintes d’universités, comme celles de Nanterre ou de Lille 2. En effet, les administrations semblent être pressées de mettre fin à ces mobilisations.

Ces faits de répression policière font écho aux tentatives menées par certaines administrations à l’encontre cette fois de certain-e-s de nos camarades lycéen-ne-s dans les Académies de Dijon et Caen.

Le fait de voir dans des lieux d’enseignement des forces de l’ordre déloger des étudiant-e-s pacifiques comme à la Sorbonne constitue une grave atteinte à la démocratie dans notre République. Nous rappelons ici que le droit de grève est un droit constitutionnel tout comme le droit de manifester.

     Deux solutions : Démission et Retrait

En tout état de cause, nous demandons la démission de Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. De cette manière, nous espérons que sa démission permettra d’apaiser la situation qui se tend de jour en jour.

Nous demandons aussi l’abandon de la “Loi ORE” (Orientation et Réussite des Étudiants). Cette Loi instaure une sélection basée sur l’origine sociale des bachelier-e-s entraînant le mécanisme de reproduction sociale, enterrant ainsi deux principes fondateurs de notre République sociale : “l’ascenseur social et l’égalité des chances”. En tant qu’organisation de proposition, nous avons élaboré des revendications permettant une autre solution au tirage au sort ou à la sélection sociale. Le Contre-Plan Etudiants permet de faciliter le passage dans l’Enseignement Supérieur des classes populaire.

     Amplifier la mobilisation :

C’est pourquoi afin de pouvoir réclamer ces deux revendications primordiales, nous diversifions nos moyens d’actions. Nous avons lancé le 13 avril une pétition en ligne qui a déjà réuni près de 500 signatures en seulement 24 heures, nous avons aussi participé à la manifestation du 14 avril qui a réuni plus de 50 000 personnes (selon les organisateurs).

Nous appelons les lycéen-ne-s à se mobiliser le 19 avril, journée d’action interprofessionnelle et à continuer de soutenir cette pétition que vous pouvez signer à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/unl-sd-retrait-du-plan-étudiants-démission-de-frédérique-vidal

Rédigé par Allan Fouré & Louis Benzerrouk

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