Le 14 Juin dernier,  le MEDEF  publiait son manifeste à destination de l’Education Nationale.

Intitulé «Éduquer mieux former toujours», ce livret détaille les propositions envisagées par l’organisation patronale. Or, outre le fait que le livret programmatique du MEDEF expose les problèmes de notre système éducatif,  en accusant abusivement l’éducation Nationale et la posant comme responsable du chômage chez les jeunes, notamment dans son slogan « si l’école faisait son travail, j’aurais un travail », ce dernier ne dévoile ici que son envie d’organiser un lobbying en matière d’éducation, tentant de faire main mise sur le futur des jeunes, en prônant notamment:

  • Davantage de libertés aux établissements scolaires.
  • Des évaluations de compétences.
  • Davantage de pouvoir de la part des entreprises aussi bien au niveau financier que décisionnel.
  • Une refonte du système éducatif de telle sorte que les jeunes soient soumis à une éducation entrepreneuriale.
  • Une mission d’orientation sélective des étudiants.

Mais  à quel titre les entreprises devraient-elles obtenir davantage de pouvoir de décision ?

L’UNL-SD rejette  tout d’abord fermement et en tout point l’idée de libéralisation de l’éducation qui ne feraient en réalité qu’augmenter les inégalités scolaires en terme d’apprentissage. L’éducation n’a pas vocation à être au service des entreprises, mais au contraire doit permettre avant tout le développement personnel et intellectuel de l’élève, tout en leur donnant les clefs pour réussir dans la société actuelle et non pour servir l’intérêt des entreprises à la recherche de davantage de profits. Certes, l’éducation Française se doit de s’améliorer mais l’UNL-SD condamne ce mépris qu’a le MEDEF pour les gens qui tentent tout de même d’œuvrer à notre réussite future. Car oui, la faute en revient aussi aux entreprises, qui n’ont pas su créer le million d’emplois promis.

En outre, en cherchant à ce que les élèves acquièrent davantage de compétences lors de leur formation scolaire, les entreprises tentent simplement de se déresponsabiliser de la question de la formation de ses futurs employés. L’entreprise ne doit pas tenter de se délaisser de ses tâches quant à l’insertion et au développement de l’expérience de ses futurs employés. A cela, L’UNL-SD refuse également la mise en place d’une orientation sélective basée sur des critères bien trop flous à l’heure actuelle qui ne conduirait tout bonnement qu’à une augmentation de la pression et de la compétitivité entre élèves.

Le MEDEF déplore notamment, un manque de compétences chez les jeunes et prône davantage d’évaluations de compétences. Or, toute compétence s’acquiert et cumule avant tout des connaissances et un savoir-faire s’exprimant dans différentes situations possibles!  Enfin, l’éducation n’a nullement besoin du tutorat des entreprises pour mener les réformes jugées nécessaires par le MEDEF. Les propositions du MEDEF n’aboutirait qu’à un simple formatage au fonctionnement  du système économique actuel, à savoir le capitalisme.

En d’autres termes, accomplir les souhaits du MEDEF reviendrait à créer une école du capitalisme qui serait un asservissement des jeunes aux entreprises.