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     Présenté dans un dossier de presse soigné, le gouvernement parvient à encore faire des « effets d’annonce » tout comme le Plan Etudiants. Il veut en faire une filière d’excellence, en présentant toute une série de mesures. Sauf que les négociations sont encore en cours, ce qui témoigne de la méthode « Macron » envers les organisations syndicales. 

Les principales propositions : 

–         Une hausse du salaire de 30 euros nets par mois pour les apprentis de 16 a 20 ans

–         Une aide financière pour passer le permis de conduire de 500 euros pour les jeunes d’au moins 18 ans

–         Possibilité d’avoir un contrat de 40 heures par semaine

–          Au-delà de 35 heures ce sont des heures supplémentaires, négociées par pour chaque branche

–         Âge étendu à 30 ans pour être apprenti

–         Suppression du contrôle du conseil des prudhommes sur les ruptures d’apprentissage

–         Un diplôme par entreprise

–         La création de la prépa-apprentissage

–         Création de CFA selon le besoin territorial des entreprises

–         Financement des CFA en fonction du nombre de contrats

–         Aide à l’embauche pour les PME-TPE

–         Journées d’information en classes de 4ème, 3ème, seconde et première

–         Régularisation par les régions :

« L’aménagement du territoire et pour améliorer la qualité et l’innovation pédagogique“ constitue une  dotation de 250 millions d’euros par an.

« Investir dans la création de nouveaux CFA ou procéder à des rénovations importantes“ constitue une autre dotation de 180 millions d’euros par an

Analyse de cette réforme par Nabil Hedar, Secrétaire National délégué aux questions éducatives pour l’UNL-SD : 

Quelle est la prochaine étape ? Les 48 heures de travail hebdomadaires ? Le travail des enfants ? 

Le gouvernement souhaite sans doute favoriser l’apprentissage pour éviter de remplir les universités. Il est inacceptable de voir le contrat des 40 heures refaire surface alors que Madame El Khomri, Ministre du Travail sous le quinquennat précédent,  l’avait proposé et avait par la suite renoncé grâce à la mobilisation des organisations syndicales et y compris des syndicats lycéens.

Les Conseils des Prud’hommes ne seront là plus que pour décorer. 

Les négociations par accord de branche ne sont jamais égalitaires entre les différentes parties. Le gouvernement décide aussi de supprimer la possibilité de saisir le Conseil des Prud’hommes quant aux ruptures d’apprentissage qui concernent alors 1/4 des apprentis. C’est juste inacceptable. Saisir les Prud’hommes est un droit, tous les jeunes doivent avoir la possibilité de s’en servir.  

Cette réforme n’aura aucun impact sur le chômage des Jeunes, mais amplifiera encore la précarité. 

Un diplôme par entreprise ne répond qu’au besoin spécifique de celles-ci et ne débouchera donc pas sur une quelconque augmentation du nombre d’emplois. L’Etat ne doit pas se fier aux entreprises pour la création des CFA.

 Personnellement je m’oppose à cette réforme, je vous alerte sur le fait que l’on ne doit pas faire passer cette réforme inégalitaire. C’est pourquoi nous devons nous mobiliser contre cette énième réforme libérale.

Nabil Hedar.

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