Depuis toujours, l’UNL-SD s’est démarquée des autres syndicats lycéens en s’impliquant activement dans la mobilisation et dans l’action. Grâce à nos blocages, manifestations ou occupations, nous comptons plusieurs victoires locales ! Mais avec ces victoires, nous avons fait face à des aspects plus sombres de la mobilisation : la répression , trop souvent inconnue. De manière générale, l’UNL-SD a toujours dénoncé ces manières de procéder. Aujourd’hui, nous profitons de ces élections CAVL 2018 pour les dénoncer haut et fort. A l’UNL-SD, nous distinguons trois formes de répression:

  • La répression étatique, celle qui vient des renseignements généraux, des institutions de la République (ex: Préfectures, cabinet ministérielles ou ministères).
  • La répression administrative, qui provient essentiellement des lycées ou si il y a sanctions, des administrations judiciaires.
  • La répression policière, qui vient de la police et de la gendarmerie ou toustes représentant.e.s de l’autorité.
    Tout d’abord, prenons en compte une situation de répression réelle à laquelle nous avons fait face. Cette situation vous pouvez la connaitre car elle s’est répandue sur les réseaux sociaux. Nous prenons le temps de l’expliquer, car la preuve en est que la répression administrative existe bel et bien ! Lors d’un blocus, un adhérent de l’UNL-SD a été violemment pris à partie par un CPE d’un lycée qui l’a étranglé. Une vidéo a été tournée et mis en ligne notamment sur Twitter et Facebook. Le lycéen en question a porté plainte et pour l’instant la procédure suit son cours. Mais la répression administrative peut prendre une forme plus insidieuse. En effet, elle vient d’une volonté d’un proviseur, d’un cadre d’un établissement d’empêcher un.e lycéen.ne.s d’engager une mobilisation. Un lycéen en question a été renvoyé une journée pour avoir organisé une manifestation alors que celle-ci était déclarée et approuvée par la Préfecture et qu’aucun incident majeur n’avait été mis au jour.
    Ainsi, l’UNL-SD met en place plusieurs pistes de réflexions pour que cette répression soit mieux connue et combattue pour que, enfin, les lycéen.ne.s engagé.e.s n’en soient plus des victimes. Pour cela, nous informons sur les droits des lycéen.ne.s. C’est un principe de l’UNL-SD pour que toutes sachent qu’iels sont de véritables droits garantis par des lois et ce, dans une situation de répression administrative, policière ou étatique. Par exemple, le droit d’affichage et le droit de réunion sont inéluctables, seule une lettre motivée peut donner raison à un proviseur d’interdire ce droit.Mais aussi le droit, le droit d’intégrité…
    L’UNL-SD prend très au sérieux cette problématique. En effet, elle est dotée d’un groupe de Travail « Anti-répression ». Ce groupe de Travail a pour but de riposter face à la répression qui peut venir d’infrastructures étatiques, judiciaires ou d’une administration.Nous nous basons sur le droit des lycéen.ne.s qui est très important puisque il est le fondement de notre vie citoyenne et notre vie militante. Ces droits lycéens sont résumés dans le code de l’éducation disponible gratuitement ci-là : 
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191
    Pour conclure, nous sommons les gouvernements successifs de ne plus recourir à ces solutions si simples mais strictement antidémocratiques. La jeunesse a le droit et le devoir, parfois, de se mobiliser sans avoir peur de la suite ! L’UNL-SD sera toujours du côté des militant.e.s méprisé.e.s par les administrations, que ces attaques viennent des acteurs publiques ou des établissements scolaires.
Catégories : ACTUALITE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *