Édouard Philippe, le Premier Ministre, a annoncé dans son discours de politique générale à l’Assemblée Nationale vouloir, réformer un lycée qui « forme bien les très bons, mais creuse les inégalités ».

Si le système actuel, avec ses 100 000 décrocheurs et décrocheuses scolaires par an est effectivement vecteur d’inégalités, les mesures promises par le chef du gouvernement aggraveront la situation.

En effet, la mise en place d’un contrôle continu porterait atteinte au caractère harmonisé et anonyme de la correction du Baccalauréat. Quant à la remise en cause de l’algorithme d’APB, le Premier Ministre ne reporte que le problème en proposant de supprimer le tirage au sort. La réalité est qu’il manque cruellement de place dans l’Enseignement Supérieur pour accueillir les nouveaux bacheliers et bachelières (cette année, seulement 61% des lycéens et des lycéennes ont eu leurs premiers voeux).

L’UNL-SD rappelle qu’une politique de « libéralisme éducationnel » ne peut se faire qu’au détriment des usagers du service public de l’éducation nationale, à savoir les lycéens et les lycéeennes.

Aux antipodes des exigences libérales et de la concurrence généralisée, il faut construire l’école de l’égalité et de l’émancipation. Une école où le bac sous forme de partielles permettrait une réelle égalité de traitement ainsi qu’une lutte contre le bachotage. Une école qui garantirait aux bacheliers et bachelières de pouvoir s’orienter dans le supérieur selon leurs désirs et leurs capacités. Une école qui ramènerait la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans et qui ramènerait le bac professionnel sur 4 ans.

L’UNL-SD portera ses revendications auprès des parlementaires et se dit prête à toutes discussions avec le gouvernement à ce sujet. Une réforme de cette ampleur ne se fera pas sans les lycéens et les lycéennes, qui n’hésiteront pas à se mobiliser si, à l’image des dernières réformes des lycées, leurs avis ne sont  pas pris en considération.

L’Equipe Nationale de l’UNL-SD

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